New photography portfolio

Side note: I originally planned to publish part III of my “upgrade treadmill trilogy” on January 31st, 2022, but something unexpected came up in recent days, which might make me rewrite the majority of that blog post for the 3rd time, so… holding pattern for now. It’ll probably happen later in February-March. In the meantime, here’s some unrelated quick announcement I wanted to share for quite a while.

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Taking down my online portfolio

Cleaning up my apartment today, hoping to get rid of a pile of draft papers that has been cluttering my space for six months, I’m taking the opportunity to write about what this particular pile of paper means (yes, my blogging backlog goes that far—I am draining the swamp one post at a time!)

Pictured: my floor, littered with intermediate drafts of my new portfolio, along with a few printer calibration photos (upper-left) and a copy of the new Annual Report sitting around

For the longest of times, as a designer flying under the radar (my management and marketing work is more “visible”, ironically), I did not have a proper portfolio. In fact, I had made a portfolio only once in my life, assembled in a few days in 2011. While my work as idéemarque in the past few years has led me to do a fair amount of design work, I was so busy with business work in general that I never took the time to do the massive amount of research and planning required to make a new one.
In early 2016, I finally sat down and made a new portfolio. Those who have worked with me know I’m a perfectionist, and since I had finally set my mind on doing this, I would be doing it right. It indeed took me 2-3 months of research, writing, designing, revising, redesigning, print testing, revising again and fixing issues, until I ran out of issues to fix.
From the start, I decided that it would be a top-quality print-only edition. I used beautiful, legible and readable fonts to make reading on paper a delightful experience. I invested in premium quality paper (including some semi-transparent sheets) and used a high-end printer, but not a commercial printing press as that would have been ridiculously expensive and inflexible for printing only a handful of custom-made copies. A print shop couldn’t have provided all the fancy features I required anyway (fancy binding, specialty paper, embossing, etc.). Therefore each of my portfolios is a hand-made craft—even if it might not seem that way as I made it full bleed (edge to edge). This whole project made me learn way too much about troubleshooting printer color problems, printing on unconventional paper types, faking bleeds, and the traditional bookbinding techniques of my ancestors.
Pictured: some really thick paper used for the portfolio
Pictured: some really thick and heavy paper used for the portfolio

In 2016, a printed portfolio might seem outdated compared to an online portfolio. Yet, mine is designed for print, precisely because the web and cheap emails have become the norm in this era of constant noise, and because I prefer to control everything in the reader’s experience—including the delivery, the typography, the texture, size, depth, resolution, and the physical (and mental) weight of the document. And not having to “/%$?%*)&!?” around with CSS and “modern” web development is a huge plus.
CSS is awesome mug
Pictured: not my mug

Some said, “How can this be such an involved process, taking you months?” to which I replied that, among other things, the document was roughly thirty pages. This got me some expressions of bewilderment, until I explained, “It’s not a graphic design portfolio, it’s a human-computer interaction design research portfolio.”
While it took a long time, the project was worth it, both as a personal challenge and from the reactions I got afterwards.
I have now decided to remove any traces of my portfolio from my website (except the photo and illustrations gallery). A website is not only a pain in the ass to maintain regularly, it’s typically ignored or skimmed anyway (basically, Schrödinger’s Visitor). For those who requested an electronic version of my portfolio over the past few months, I have insisted on shipping them the print version instead—tailored for them, of course.

La photo d'identité démocratisée grâce à Wilber

Dans le cadre d’un formulaire de routine, j’ai dû fournir une photo d’identité «style passeport». Or, j’en ai marre de me faire arnaquer, de payer cher pour une photo qui sera inévitablement moche. Les photos prises «par un professionnel» n’ont rien de professionnelles lorsque Passeport Canada accepte les photos prises par les préposés de pharmacies! Lesdits préposés ne connaissent rien à l’esthétique photographique: ils ne font que nous placer devant un fond blanc, nous pointer bêtement un appareil photo numérique avec flash dans la figure (avec le bon cadrage tout de même) et imprimer la photo vite fait.
On peut faire mieux soi-même avec des outils libres et non-seulement s’épargner beaucoup de sous (à court et à long terme), mais surtout s’épargner la honte d’une photo bâclée où on a été zombifié par un flash, que l’on devrait endurer pendant cinq longues années.


  • Un appareil photo numérique de qualité (dans mon cas, un Canon S95)
  • Un mur blanc et un bon éclairage naturel
  • Une copine, ou, si vous êtes un geek moyen, une maman
  • GIMP, et idéalement Scribus (pour ne pas se casser la tête avec les mesures)
  • Votre photo de passeport précédente, pour référence de cadrage et pour s’assurer de respecter les normes.
  • Environ 45¢ si vous êtes impatient et que vous voulez votre photo imprimée sur-le-champ.

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Canon S95

J’ai décidé de m’offrir un cadeau longuement attendu et d’acheter un S95 (ironiquement, après que Eugenia ait rhâlé qu’il offrait moins de fonctionnalités vidéo que d’autres appareils Canon). C’est une mise à jour justifiable par rapport à ma Konica Minolta DiMage Z5 achetée il y a cinq ans.
J’ai passé des semaines à faire des recherches, à fouiller le manuel, lire des reviews, regarder les specs, voir les vidéos d’échantillons sur Youtube/Vimeo et les images sur Flickr. J’ai marchandé avec à peu près toutes les boutiques de photo du centre-ville.
J’ai failli prendre un Panasonic Lumix LX5, qui, bien que plus cher, offrait des contrôles manuels sur la fonctionnalité vidéo (sur la Canon, on ne peut que verrouiller l’exposition, on ne peut pas changer le zoom ni le focus en cours de tournage). Le «dealbreaker» qui m’a fait renoncer au LX5 (et me sentir moins coupable de prendre le S95) est le format/conteneur des vidéos. La S95 encode du HD 720p24 en H.264 + PCM dans un conteneur MOV. Pas libre, mais d’excellente qualité et fonctionne très bien avec GStreamer (et donc PiTiVi). Le LX5, quand à lui, encode ses vidéos 720p30 avec les mêmes codecs, mais dans un conteneur «.mts». Non seulement les fichiers sont planqués dans trois couches de sous-dossiers en bordel (même structure qu’un disque Bluray), le MPEG-TS ne fonctionne pas correctement avec GStreamer. Comme j’ai envie de faire du montage vidéo avant la fin du monde en 2012, au diable les caméras qui font du MPEG Transport Stream.
Maintenant, qu’en est-il de la S95? Verdict: l’upgrade en vaut la chandelle. Le soir même de l’achat, je lui ai fait passer un test de torture: des photos prises sans trépied dans un bar mal éclairé. Et nom d’un chien, ça tue:

Le fait d’avoir une lentille «wide angle», ça change pas mal la vie aussi:

Wide, de nuit, sans trépied, sans flash: que demander de plus?

Bon, évidemment il y a un mais: vu le fait que cette caméra a une lentille wide et que son zoom n’est pas très puissant, on peut difficilement faire des portraits comme je suis habitué de faire (shallow depth of field, pris de loin, etc.). Je suppose que continuerai donc d’utiliser sporadiquement ma Z5, pour les photos d’extérieur avec un bon éclairage, lors d’occasions spéciales.
Bien d’autres photos de test disponibles dans cet album et l’album du Maverick release party Montréal.

Ring Light and HDR Sketch Scanning

I don’t know how many sketchers there are out there, but I thought this might interest some photographers and imaging geeks. A while ago, I posted this question on Ask MetaFilter:

Why do flatbed scanners seem to have so little dynamic range for sketches? I draw for fun, usually with a 0.5mm mechanical pencil. I do not put a lot of pressure onto the pen because it allows for more details/subtle shading. When I scan the images, the “light” details are always blown out and no amount of fiddling xsane’s settings (gamma, brightness, contrast) seems to reveal them. […]

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Se débarrasser des lignes du papier avec GIMP

ligné vers pas ligné
Puisque mes quelques recherches ont généralement été infructueuses (la technique «utiliser l’outil de teinte/saturation» ne fonctionne pas dans mon cas), je me suis inspiré du commentaire de rafter dans cette discussion MetaFilter. Voici mes notes/observations personnelles, au cas où ça peut aider quelqu’un.

  1. Numériser le papier, en couleur 24bits 300 DPI
  2. Prendre l’outil de sélection par couleur (Maj+O ou menu Sélection > Par couleur)
  3. Dans les paramètres de l’outil, spécifier un seuil (par composite) d’environ 70. Laisser le lissage activé, mais ne pas adoucir les bords
  4. Zoomer à 200-300% pour bien viser, sélectionner une ligne bleue. Si tout va bien, toutes les lignes devraient être sélectionnées d’un coup
  5. Utiliser le menu Sélection > Agrandir… (pas adoucir!) et agrandir de 1 pixel
  6. Supprimer le contenu de la sélection (Édition > Effacer), tout simplement. La technique des niveaux ou de l’ajustement de luminosité/contraste ne semble pas marcher dans mon cas.
  7. Maintenant qu’on est débarrasé des lignes bleues, on peut convertir l’image en niveaux de gris pour que ce soit plus propre et léger (Image > Mode > Niveaux de gris)
  8. Plus qu’à ajuster les niveaux (Couleurs > Niveaux…) pour foncer l’écriture pour que ce soit plus lisible/contrasté

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La styromousse blanche

Hier, j’ai passé six heures à faire du tournage pour un mini clip (entre la pub et le documentaire…) en intérieur. C’était amusant parce que ça faisait des années que j’avais pas fait de tournage, parce que j’avais un excellent matériel (deux caméscopes HD, mes deux trépieds, deux lampes de 500 watts, mon réflecteur, etc.) et que, pour la première fois, j’avais des professionnels autour de moi (et donc un vrai éclairagiste et des gens qui savent cadrer, etc.).
Donc, pour faire court, ce que j’y ai découvert: les réflecteurs photographiques c’est bien, mais pour faire rebondir 500 watts d’éclairage halogène en intérieur sans créer d’ombres ou aveugler, une grande plaque de styromousse blanche, c’est mieux. La styromousse diffuse la lumière et en absorbe une partie, au lieu de tout refléter directement.

MGS: Philanthropy

Metal Gear Solid: Philanthropy est un long métrage qui vient finalement d’être publié, après des années de travail, par des fans fous-furieux de Metal Gear Solid. Verdict: pas mauvais du tout. Non, excellent.
Le film est librement distribué sur le net (je sais pas s’il est est sous une licence quelconque comme Creative Commons, ou si c’est simplement «gratuit et faites-en ce que vous voulez»).
Le doublage des voice actors est bluffant (on dirait vraiment David Hayter). Les costumes, le choix des lieux, l’équipement/props et les effets spéciaux sont impeccables.
Mon seul reproche, c’est les «interfaces graphiques» de briefings ou de journaux télévisés qui ne ressemblent pas assez au style Kojima et ressemblent plutôt à une imitation cheap de ces interfaces ridicules qu’on trouve dans les films hollywoodiens (vous savez, celles qui font des bruits à chaque manipulation et qui affichent en gros en rouge ACCESS DENIED).
Ci-dessous: WTF? Est-ce que c’est 1970 qui revient en force?
Le problème que je déplore, c’est que ces séquences de briefing font un peu «tache» dans un film où tout le reste est visuellement impeccable. On dirait un truc improvisé avec Paint Shop Pro pour montrer qu’on sait dessiner, sans pour autant savoir bien agrémenter les couleurs. Et for crap’s sake, lâchez cette habitude d’avoir un foutu curseur style crosshair qui bouge en permanence (vous verrez de quoi je parle en voyant le film), ça hurle «amateur» à pleins poumons.
Comparons avec le style qu’on retrouve dans les MGS récents (MGS1 n’avait pas tant de séquences «diapos» que ça):
Retour à MGS: Philanthropy. Ci-dessous: non, les gars, faut arrêter avec vos interfaces custom aussi chargées que KControl, ça ressemble pas du tout à un véritable journal télévisé.
À part ça, les séquences où il y a des imperfections techniques sont très rares. Un exemple (vicieux de ma part):
Soudainement, on se retrouve avec un sujet illuminé de manière non-naturelle (il manque juste un «this looks photoshopped» tatoué dessus), avec des couleurs sortant de la teinte habituelle du film, et des huge gaping reflections the size of a hallway direct dans ses lunettes. Ça casse le 4e mur. Ça hurle au green screen.
Mais bon, au final, je pointe ici des trucs qui sortent de l’ordinaire (du film) et qui ne sont typiquement apparents qu’aux fans de MGS qui ont le sens de l’observation, ou aux designers/cinéastes obsessifs. Je suis vraiment en train de rhâler sur des «détails» visuels (d’un point de vue sonore, absolument rien à redire, ils savent très bien mixer), s’inscrivant dans le contexte d’une oeuvre qui, décidément, est tout à fait excellente.
C’est dommage que ça ne soit que le premier «épisode». Si ça leur a pris des années à produire la première partie, je me demande quand je pourrai voir la deuxième. Qui sait, peut-être auront-ils encore plus de ressources pour la suite.

Photos de mariage

Hier, au mariage de ma cousine, on m’a laissé un Nikon D60 entre les mains, “amuse-toi”. Vous devinez le résultat (bon évitement c’est une sélection, zavez pas envie de vous taper 430 photos).
C’était un très beau mariage, tout s’est déroulé comme dans un compte de fées, et c’était bien amusant.
Comme je ne suis pas habitué de manipuler des photos en RAW de Nikon, j’ai passé un bon moment à trouver comment “simplement obtenir des JPEG tels que la caméra les aurait présentés” (je ne suis pas un adepte du tweakage, je n’ai modifié aucune des photos que vous voyez là). Je me suis débattu avec rawstudio, gthumb, f-spot, rawtherapee, etc. Tous aussi chiants les uns que les autres pour la tâche “simple” que je voulais faire, d’autant plus que j’étais très limité par mon netbook (900 Mio libres sur un disque dur d’un total de 6.5 Gio, et une clé USB 4 Gio). Si j’ai un DSLR un jour, je prendrai certainement mes photos en JPEG, le RAW sera l’exception.
La solution la plus simple que j’aie trouvé, pour ceux qui veulent juste avoir du jpeg en appuyant sur un bouton:
exiftool -b -JpgFromRaw -w .jpg -ext nef -r .